LE CAPITALISME ET SES OUTRANCES
Les oligarques ne sont pas tous Russes et les fortunes se font et se défont de nos jours à vitesse supersonique.
Le capitalisme mondialisé est sans pitié. Les plus riches tentent vainement de préserver le statut quo qui prévalait il y a peu et surtout leurs dividendes.
La crise américaine a entraîné la planète financière dans un gouffre.
Depuis plusieurs mois la spéculation sévit sur tout ce qui pourrait renflouer ses pertes vertigineuses. Les scénarios se succèdent.
Attaque sur les matières premières alimentaires avec aussitôt des conséquences catastrophiques, fièvre haussière des prix dans nos pays dits développés et des émeutes chez les plus pauvres.
Attaque sur les produits pétroliers, brutalement le baril grimpe à 150 dollars puis retour à la case départ et dégringolade à 40 dollars.
Rien n’y fait, par les temps qui courent les spéculateurs ne parviennent pas «à se refaire la cerise».
Reste alors le scénario le plus inattendu et le plus grossier : l’état tant décrié à la rescousse des grandes fortunes.
En France aucun doute n’est permis. Pour s’en convaincre il nous suffit de faire appel à notre mémoire même si elle est très courte et réfléchir à la question suivante : qui l’a fait roi ? Une célèbre brasserie Parisienne, le yacht d'un ami milliardaire, un autre multimillionnaire parrain du petit dernier, les fiançailles d'un autre fils avec l’héritière d'un empire commercial apportent une réponse infaillible.
Les multiples imbrications douteuses de nos dirigeants politiques avec les plus puissants sont légion. Par exemple, l’épouse du ministre du budget, n’est-elle pas gérante du portefeuille d'une des plus grosses fortunes du monde.
Ils distribuent l’argent public sans aucune contre partie comme si cet argent leur appartenait.
Le pays est ruiné mais l’essentiel est préservé : les riches resteront riches et puissants encore longtemps ! Pauvre démocratie …
Gérard LLAONETA
Le 28/01/02009